Ado accro aux écrans : comment retrouver un équilibre ? 4 conseils
Votre ado est accro aux écrans ? Vous vous sentez démuni et vous ne savez pas quoi faire ? Et pour cause ! Entre jeux vidéo, smartphone, ordinateur ou tablette, les occasions de rester connectés longtemps ne manquent pas ! D’ailleurs, selon le dernier baromètre de Harris Interactive avec la MILDECA (la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), 84 % des Français seraient prêts à renoncer à l’achat d’un téléphone portable avec ou sans accès Internet à leur enfant avant l’âge de 11 ans. Mais rassurez-vous. La désintoxication à la cyberaddiction est possible même si vous observez une situation d’hyperconnectivité. Dans cet article, Lunii vous apporte 4 conseils pour gérer une dépendance aux écrans trop importante de votre jeune.
1. Discuter avec votre ado de l’impact du virtuel dans sa vie
La vie avant les écrans
La première étape pour l’épauler est de lui parler. Listez tous les changements que vous constatez : comportement, loisirs, sorties… Bref, tout ce que le jeune disait, faisait et aimait avant que la place des écrans soit prépondérante dans son quotidien. Verbalisez ce qui vous manque de cette vie-là. Plus vous exprimerez votre inquiétude et votre désir de l’aider avec sincérité, plus votre garçon ou votre fille prendra conscience de l’impact de son activité virtuelle.
Et s’il se renferme et refuse de vous parler ? Attendez un moment plus calme ou demandez à une autre personne de discuter avec lui. Alternativement, prenez votre plus belle plume ! À cet âge, votre jeune est sensible aux attentions. Une lettre manuscrite ou un SMS bien rédigé attisera son intérêt.
Les règles s’appliquent à l’usage récréatif des écrans
À l’ère où presque 10 appareils numériques sont présents par foyer, impossible pour un jeune de vivre sans écran. Mais attention !
La durée d’usage est évaluée uniquement en loisirs, pas sur le temps scolaire. Par exemple, une étude de l’institut de psychologie positive et d’éducation en Australie a mis en évidence que 10 % des ados dans le monde ont un usage problématique du jeu vidéo. Ici, c’est du divertissement.
Lorsque vous sensibilisez votre jeune à la pratique d’Internet, gardez en tête que le numérique fait partie de sa vie estudiantine. Les règles de cadrage et l’addiction présentées dans cet article s’appliquent à l’utilisation personnelle et récréative.
2. Consulter un thérapeute pour enfants spécialisé en déconnexion digitale
Un rendez-vous avec votre médecin traitant, puis un expert ou un centre spécialisé en dépendance numérique
Votre médecin traitant vous orientera vers le praticien le plus adapté en cyberaddictologie. Ce sont souvent des psychologues, pédopsychiatres ou psychothérapeutes qui prennent le relais. Car oui, la santé mentale couvre le champ de l’hyperconnectivité aux écrans.
Il existe aussi des établissements spécialisés dans toute la France : structure de pédopsychiatrie, centre médico-psychopédagogique, maison des adolescents et, pour les plus grands, les CJC (consultations de jeunes consommateurs).
3 cas de figure sont possibles : vous pouvez être reçu en tant que parent, de votre côté. Votre enfant a rendez-vous avec le thérapeute, seul. Ou vous réalisez l’entretien ensemble.
Un bilan objectif et déculpabilisant sur l’addiction aux écrans de votre adolescent
La mission du thérapeute est de dresser un constat factuel sans culpabiliser votre enfant.
Le professionnel réalise le lien entre les écrans, les difficultés scolaires, les symptômes et l’attitude observés. Il identifie les signes avant-coureurs de l’accoutumance et établit les conséquences.
Le but ? Informer le jeune et le responsabiliser dans ses pratiques numériques. Il s’agit aussi de rassurer toute la famille. C’est un conditionnement de comportement qui rend accro aux écrans. Avec des interventions efficaces, s’en défaire est plus facile qu’une dépendance chimique, par exemple (drogue ou alcool).
3. Construire le bien-être numérique du jeune avec une relation non addictive aux jeux vidéo ou au téléphone portable
Une thérapie comportementale progressive et globale basée sur l’autonomie de l’enfant
Une fois le bilan dressé, place au traitement. La finalité est que votre jeune domine son usage des écrans, et non l’inverse. Pour cela, 3 étapes :
- Votre enfant exprime ses besoins numériques avec le praticien.
- Le professionnel établit un processus progressif de sevrage. Il préconise, si besoin, un plan d’accompagnement global complémentaire (gestion du stress, soins psychologiques classiques, techniques comportementales, etc.).
- Votre adolescent est incité à appliquer les recommandations et à s’autoévaluer.
Un suivi est mis en place. Le spécialiste invite à changer de regard sur l’outil digital. Riche, il présente de nombreuses occasions de développer ses apprentissages, de se divertir et de garder du lien avec ses amis. Plutôt que de bannir les écrans, la thérapie vise à trouver un équilibre pour que votre jeune vive avec eux sereinement.
Le cyberaddictologue conseille également les parents. Le soutien de la famille est une clé importante de réussite du processus. Patience et bienveillance sont les maîtres-mots. Que faire en cas de « rechute » ? Observez les circonstances qui ont conduit à une consommation excessive et notez-les. Ne blâmez pas votre fille ou votre garçon. Vous ferez le point lors du prochain rendez-vous avec le spécialiste.
Zoom sur les bonnes pratiques en matière de téléphone portable
À quel âge offrir un téléphone portable ? Si vous vous êtes posé la question, voici quelques repères tirés du rapport « Enfants et écrans : à la recherche du temps perdu » mandaté par l’Élysée :
- Il est inapproprié que les enfants possèdent un téléphone portable avant 11 ans, soit l’arrivée au collège ;
- à partir de 11 ans, s’ils disposent d’un appareil téléphonique, mieux vaut qu’il soit totalement déconnecté ;
- à partir de 13 ans, s’ils emploient un smartphone, l’accès aux réseaux sociaux et à tout contenu illégal doit être empêché ;
- à compter de l’âge de 15 ans (majorité numérique symbolique), les applications éthiques sont privilégiées.
Éviter de s’exposer à la lumière bleue une heure avant de se coucher et dès le réveil prévient les troubles du sommeil. La durée doit être encadrée et adaptée à l’âge de votre enfant. À partir de 12 ans, le temps d’écran recommandé pour un ado est de 2 heures par jour (hors usage scolaire).
Le baladeur Flam constitue une option déconnectée, ludique et divertissante pour les enfants de 7 à 12 ans. C’est votre jeune, le héros du conte. Il choisit le personnage principal et décide de son sort tout au long du récit. Des bonus interactifs enrichissent l’épopée avec des détails historiques ou d’apprentissages.
4. Montrer l’exemple à votre enfant dans la gestion quotidienne de votre propre temps d’écran
D’après Médiamétrie, 92,8 % des ménages français ont accès à Internet en 2023. 47,4 millions de personnes surfent sur la toile tous les mois. 2 Français sur 3 se connectent chaque jour sur les réseaux sociaux ou les messageries conversationnelles. L’usage du numérique s’effectue en grande partie par le smartphone.
Qu’est-ce que cela veut dire ? Que vous aussi, en tant que parent, ne faites pas exception ! Et que votre enfant vous observe chaque jour. Pour l’aider dans ses comportements, faire preuve d’exemplarité est un conseil efficace. La théorie des neurones miroirs, cela vous parle ? C’est le neurophysiologiste italien Giacomo Rizzolatti qui les a découverts. Ils s’activent quand on exécute un geste mais encore en regardant quelqu’un réaliser quelque chose.
Définir une limite de durée, effectuer des pauses digitales, se déconnecter avant le coucher, s’adonner à un sport, lire un livre… Vous êtes un miroir pour votre jeune.
Mais la pratique de la parentalité numérique ne s’arrête pas là ! Dès 9 ans, vous pouvez apprendre à votre enfant à utiliser correctement Internet. Quels sont les sites qu’il a le droit de consulter ? Quelles sont les applications en lien avec ses passions ? À quoi servent les pastilles de restriction d’âge sur les contenus ? Comment effectuer une recherche ? Lui permettre de comprendre les réponses à toutes ces questions, c’est le rendre autonome !
En panne d’idées pour remplacer la console ou le téléphone ? Découvrez quelles alternatives aux écrans proposer à vos enfants au quotidien.
Bonus : les signes d’alerte d’un ado accro aux écrans
Quand s’inquiéter du comportement de son ado face aux écrans ? Lunii a recensé les signes qui doivent vous amener à consulter votre médecin traitant pour en parler.
Comportement dans la vie quotidienne face aux écrans
- Votre ado reste plus de 4 h par jour devant un écran.
- Il n’arrive pas à se déconnecter et à se rendre compte de la durée passée sur sa console ou son portable.
- Il est systématiquement agressif et réagit violemment en cas de restriction du temps d’écran.
- Il ne respecte pas les règles fixées (durée devant son téléphone portable ou sa console, moment de la journée…)
- Il consulte les écrans en cachette et culpabilise si vous le découvrez.
- Votre jeune refuse d’aller au collège pour jouer aux jeux vidéo.
- Son avatar et toutes ses interactions virtuelles sont plus importants que sa vie réelle. C’est une obsession.
- Il menace de fuguer, d’arrêter l’école ou de se suicider s’il est privé d’écran.
- Il dépense massivement son argent sur la toile.
- La première chose que votre garçon ou votre fille a en tête lorsque vous voyagez est de savoir si une connexion Internet sera disponible sur place.
- S’il a été exposé régulièrement, il développe une fascination pour les images violentes.
Symptômes physiques et psychologiques développés par une addiction aux écrans
- L’ado s’isole et se replie sur lui-même.
- Il a des difficultés scolaires : inattention, retard d’apprentissage, chute des résultats.
- Déconnecté, il déprime, a un sentiment de vide.
- Il fuit les relations réelles et les responsabilités.
- Il dort mal ou pas assez. Il fait des cauchemars.
- Il est régulièrement fatigué.
- Il mange moins ou grignote excessivement devant son écran.
- Il se plaint de migraines fréquentes.
- Ses yeux sont secs.
- Il a mal au dos.
- Il n’arrive pas à se concentrer sur une consigne.
- Il présente des troubles de la mémoire.
- Il est anxieux, angoissé.
- S’il a été exposé à des images à caractère sexuel, sa libido est très forte.
Bon à savoir : des plateformes de signalement existent. Pointdecontact.net ou e-enfance.org collectent les témoignages de contenus illicites. Le numéro vert national 30 18 s’adresse aux enfants et aux adolescents qui sont victimes de violences numériques.
Si vous repérez plusieurs des effets listés des écrans (le sommeil et la concentration sont des signes faciles à observer), consultez votre médecin et parlez à votre garçon ou à votre fille.
En résumé, la lumière bleue fait partie de notre vie. Il est difficile de l’ignorer. Pour éviter que votre ado soit accro aux écrans, l’information et la prévention sont vos meilleurs alliés. Des jouets électroniques déconnectés, comme le baladeur Flam, favorisent le développement cognitif de votre jeune. Son catalogue varié, ancre les apprentissages. Un baladeur zéro écran, mais 100 % plaisir !
Je déniche l’histoire qui plaira à mon enfant dans le catalogue Flam.
Sources
Rapport « Enfants et écrans : à la recherche du temps perdu » de l’Élysée — avril 2024
Médiamétrie : l’évolution des équipements et abonnements multimédia des Français
Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives : résultats de la quatrième édition du baromètre avec Harris Interactive « An umbrella review of the benefits and risks associated with youths’ interactions with electronic screens » – Université catholique d’Australie – Institute for Positive Psychology and Education (Taren Sanders, novembre 2023) (Méta-analyse reposant sur plus de 400 000 participants, 155 rapports et 33 pays).
Article rédigé par Krystel Elisé – Agence Ekkry

